Ça roule ma poule

Il se passe des choses bizarres dans notre monde. À croire que tout s’emballe. Et le marketing aujourd’hui ressemble à un canard sans tête (désolé pour l’image peu vegan, je vous le concède). Pourquoi dis-je ceci ? Regardez donc par là. Il y a d’abord ce nouveau concept, Poule House, qui vous permet d’acheter des œufs de poules qui ne sont pas envoyées à l’abattoir après 18 mois de bons et loyaux services. Lancé il y a trois ans, l’entreprise qui fleure bon la start-up, elle a son siège social en plein Paris, a été la première à utiliser le sexage dans l’œuf qui permet de ne laisser éclore que les œufs contenant des femelles, et de mettre fin au broyage de mâles. L’avancée est solide et éthique à la fois. Ensuite, Poule House a lancé un site, adopte une poule afin que les pondeuses qu’elle exploite ne soient pas réformées (ne vous offusquez pas, c’est le terme) et conduites à l’abattoir. L’entreprise leur promet une « mort naturelle » à six ans sans qu’on ait vraiment de précision sur les modalités de cette retraite.

Six à la douzaine ?

C’est dommage on aurait aimé en savoir plus, comme sur les prix des œufs qui intègrent le financement de cette retraite selon la propagande de l’entreprise. Soit, mais avez-vous une idée de la raison qui pousse à réformer les poules à 18 mois ? Ça va vous scotcher, mais c’est (en partie) de votre faute ! Oui ! C’est parce que vous, en tant que consommateurs, exigez que dans les boîtes de 6 ou 12 les œufs soient parfaitement calibrés et identiques et que les prix auxquels vous acceptez d’acheter les œufs impliquent aussi une certaine performance des animaux, performances qui s’érodent au fil de l’avancée en âge de la poule. Bref, adoptez une poule si l’envie vous en dit mais ne soyez pas dupes, en achetant ce type de produits, c’est vous qui raquez pour la poule aux œufs d’or !

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