Je suis en colère, ce soir

Il y a le doigt mouillé. Et le reste.

Franchement, ce soir, il y a de quoi être en colère. En sacrée colère même. Le gouvernement a interdit la tenue des marchés de plein vent, laissant à la discrétion des maires la décision de requérir, auprès de la préfecture, le maintien du marché de leur village.

Pourquoi la colère me direz-vous ?

Pour plusieurs raisons. La première relève du bon sens et du sanitaire en même temps. Je vous le donne en mille, vaut-il mieux passer une heure sur un marché de plein vent, en respectant les barrières imposées (un mètre, etc.), ou une heure dans un supermarché à pousser un caddie, dont les poignées ne sont jamais désinfectées, et faire la queue dans un lieu confiné ? Comme disait l’autre, la réponse est contenue dans la question.

La deuxième relève du bon sens économique. Comment les marchés ont-ils approvisionné d’après vous ? Le plus souvent c’est par des producteurs qui n’ont pas fait le choix de la grande distribution et préfèrent travailler en toute proximité avec leurs clients, qu’ils soient primeurs, restaurateurs ou vendeurs de fruits et légumes sur… Les marchés.

Mais, me direz-vous avec raison, il y a moyen de maintenir les marchés, puisque les maires peuvent en faire la demande. Certes, mais imaginez un maire prendre une telle décision puis se voir reprocher dans quelques semaines, d’être responsables de contamination au Covid-19 ? Et là encore, je ne parle pas des prix, qui souvent sur les marchés de plein vent, on parle là de marchés de villes, de grandes villes, comme Barbès, où les plus modestes d’entre nous peuvent s’approvisionner à bon prix. Bref, je suis en colère. 

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