Cachez ce steak !

Dans le maelström médiatique qui caractérise notre moderne société, les études scientifiques ont presque remplacé les rumeurs. À savoir qu’une rumeur chasse l’autre. Ainsi cette étude que le grand journal américain New-York Times a chroniquée en début de semaine provoquant une pluie de papiers plus ou moins fouillés dans la presse française à propos de la consommation de viande rouge.

Décomplexé par ces annonces, vous vous êtes peut-être jeté depuis le début de la semaine sur le boudin, la côte de bœuf que sais-je encore… Ne vous emballez pas ! Cette étude développée pendant trois ans par 14 chercheurs de sept pays différents, dont les déclarations d’intérêts n’entrent pas (sauf preuve du contraire) en conflit avec le sujet, a passé en revue un nombre important de publications scientifiques, près de soixante-dix.

Elle a donc porté sur 4 millions de personnes et a été initiée dans un pays, les États-Unis, où, en moyenne, il se consomme de la viande rouge plus de quatre fois par semaine. 10 % de la population en consommant même deux fois par jour. Et que dit-elle vraiment ?

Une étude à rebours des injonctions ?

Que l’effet de la consommation de viande ne serait pas aussi délétère que nous le croyions. Bref que l’apocalypse de crises cardiaques et de cancers liée à la consommation de viande rouge n’est pas celle qu’on nous annonce depuis quarante ans. Elle précise donc juste que si impact il y a, il est moins fort que celui qu’on avait envisagé par le passé. Que le risque, il n’est pas nié, est individuellement supportable.

Inutile de préciser que depuis les débats font rages entre spécialistes. Mais qu’en penser ? Que c’est bien individuellement qu’il faut conduire ses choix, donc en s’informant correctement ! Surtout en matière d’alimentation ! Et que la nutrition n’est peut-être pas une science aussi dure que les autres.

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