La trouille qu’on vous dit !

La semaine dernière je vous parlais de la trouille dans nos assiettes. Je ne croyais pas si bien dire en fait !

Pas plus tard que cette semaine par exemple, on a vu 60 Millions de consommateurs mettre son nez dans les produits bios. Et faire un petit trou dans le nuage de pensée magique qui enveloppait jusque-là les produits estampillés du petit logo vert. À vrai dire, c’est quelque chose qui devait arriver, tôt ou tard, il n’y avait pas de raison que cette branche importante de l’alimentation, plébiscitée par les consommateurs d’année en année, échappe à l’inquisition qui surveille la production alimentaire. Et que quelques mythes soient démontés. Donc il faudra s’y faire. Oui on peut trouver des trucs pas terribles dans les aliments bios et ça n’a rien de plus que le reste en terme diététique !

Donc le même jour, une association anti-pesticides a publié un rapport sur la présence de ces produits dans les fruits et les légumes. Vous avez vu passer les titres sur les réseaux sociaux aujourd’hui certainement, mazette, 41 % des légumes contiennent des résidus de pesticides ainsi que 71 % des fruits. Dit comme ça, c’est angoissant.

L’agence de sécurité sanitaire européenne suit de près la question des résidus. Source EFSA.

Mais quand on y regarde bien, la réalité est un peu différente puisque ce qui est important, pour la santé humaine, c’est bien de savoir si ces résidus constituent un danger. Et pour éviter tout danger, la loi fixe des limites maximales de résidus qu’on appelle LMR. Alors pour les fruits et les légumes quoi ? Et bien, sur les 13 000 contrôles réalisés par les services de l’état, seuls 3,3 % environ des échantillons de fruits sont non conformes à ces fameuses LMR, et 4,5 % seulement pour les légumes.

Si le sujet vous intéresse, ou vous inquiète, vous pouvez vous rassurer avec l’enquête menée par l’agence de sécurité sanitaire européenne (oui oui la surveillance est constante). Vous y apprendre que pour les légumes par exemple, sur plus de 38 000 échantillons, 52,5 % sont sous la limite quantifiable, 43 % entre la limite quantifiable et la LMR et 4,5 % au-dessus de la limite légale. Pour les fruits, 32 % sont sous la limite quantifiable, 64,7 % entre cette limite quantifiable et la LMR et 3,3 % au-dessus de la LMR. 

Source EFSA.

Ça va mieux en le disant non ? Surtout quand on sait que les LMR sont fixées largement en dessous des seuils d’effets des produits ! Et qu’en plus, si notre alimentation devait nous être fatale, elle le sera probablement d’abord par le gras ou le sucre ! Et puisque c’est l’heure de l’apéro, n’oubliez pas, une chips est toujours grasse, bio ou pas !

Si vous voulez en avoir le cœur net, l’étude de l’Agence européenne est au bout de ce lien, vous pouvez ensuite y naviguer par famille de produits ou produits par produits !

Un commentaire Ajouter le vôtre
  1. On croit tous bien faire en ajustant nos modes de consommation alimentaire fonction des courants médiatiques, des carences, des modes du moment, du bien-manger, du bien-être …. on fait confiance par défaut (on ne discuterait pas le compte-rendu d’un médecin donc pas la production d’un agriculteur, maraîcher…). Fais pas ci, fais pas ça!!!

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