Loca quoi ?

Qui dit Locavore dit proche géographiquement des producteurs, c’est d’ailleurs une des particularités d’O’Cbon. L’entreprise soit adossée à une ferme de production de fruits à Saint-Jean de Vedas, les Vergers de Saint-Jean. Le locavorisme implique que les aliments ne doivent pas provenir de producteurs situés au delà d’un rayon de 150 kilomètres. Pourtant, la tâche n’est pas simple du tout lorsqu’on souhaite appliquer ce principe à la restauration ! Explications.

Notre bassin naturel d’achats se trouve à Montpellier et dans l’agglomération. Nous sommes dans une région où il est possible de trouver des fruits et légumes sans problèmes. C’est pour les protéines, principalement la viande, que les choses se gâtent et prennent des tours parfois complexes.

Il y a peu d’élevages autour de Montpellier, et ceux qui existent vendent le plus souvent toute leur production en vente directe. Mais alors, puisque le sud du massif central entre dans la zone « autorisée », pourquoi ne pas aller s’approvisionner là bas ? Là, c’est le prix de la viande, auquel il faut ajouter le coût du transport, qui vient faire obstacle en se combinant, c’est un comble, avec la typicité des produits.

« Nous sommes un peu coincés sur les protéines »

La viande française, et notamment celle du massif central, est très typée, très forte en goût, ce n’est pas forcément très apprécié des convives montpelliérains. D’ailleurs la viande rouge froide n’a plus un grand succès dans les plateaux repas, nous nous en passons le plus souvent possible. Mais lorsque nous en proposons, elle est en provenance de l’Union européenne, comme pour la majeure partie des restaurants classiques d’ailleurs.

Ensuite, le prix est un facteur très important. Si l’on veut par exemple inclure de la viande de volaille locale dans un plateau repas, cela renchérit le prix du plateau de 25 % au bas mot. C’est vrai que nous sommes un peu coincés sur les protéines, mais cela ne nous empêche pas d’être créatifs sur les crudités qui sont, elles, bien locales !

Avant d’être une lubie, le locavorisme implique donc d’être aussi… inégnieux !

Un commentaire Ajouter le vôtre
  1. Il y a plein d’éleveurs en Occitanie, bovin, ovins, porcins et de quoi se nourrir au niveau régional. Pour le bœuf, 10% sur l’ex LR et 90% sur Midi Py.
    Mieux vaut se nourrir un peu moins mais plus proche et plutôt de bonne qualité qu’en UE… juste pour une question de prix. Je préfère un bon steak de 100 gr qu’un pas cher de 200…question de choix.

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